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Libération de Nice 28 aôut 1944

 

nice11Lorenzo Davis âgé de 21 ans appartenant à l’Headquaters Companny recoit également un bain de foule! il fut malheureusement tué 5 mois aprés que cette photo ait été prise , la semaine ou il trouva la mort, le 55 ist accusait 86% de pertes.

La libération de Nice a lieu le 28 août 1944 à la suite d’une insurrection armée décidée par la Résistance. Les insurgés ne sont qu’une centaine au début de la journée du 28 août, mais l’ampleur qu’a pris le soulèvement en fin de journée pousse l’occupant allemand à évacuer la ville. Les Alliés ne sont pas au courant de l’insurrection et n’aident donc pas les insurgés. Prévenus par la Résistance, quelques soldats américains arrivent de Saint-Laurent-du-Var le soir du 29 août. Une colonne blindée américaine arrive enfin le 30 août 1944. Nice est définitivement libérée.

Le bilan avancé par les historiens varie. Joseph Girard estime à 27 tués et 280 blessés le bilan des victimes de la Résistance. Le bilan avancé par Jean-Louis Panicacci dans un article intitulé À propos de la Libération de Nice est de 31 résistants tués et de 280 blessés du côté des insurgés niçois. Une distinction est réalisée dans cet article entre les résistants tués directement dans les combats ou décédés de leurs blessures au nombre de 29 et les résistants tués indirectement au nombre de 6. Le bilan des pertes allemands est couramment fixé à 25 hommes. Il s’agit des 25 corps relevés sur le terrain et 105 prisonniers. 4 fascistes italiens, membres du bataillon Nizza, 215e bataillon des « chemises noires », sont également tués. Plusieurs collaborateurs ont également été abattus lors de l’épuration sauvage, notamment des membres des Groupes d’Action du Parti Populaire Français (G.A. – P.P.F.) et des miliciens fascistes, 3 le 28 août 1944 pour Jean-Louis Panicacci ce qui semble être un minimum. Des assassinats ou des règlements de compte se sont également produits dans la période d’instabilité provoquée par la Libération. Le bilan des victimes civiles du 28 août 1944, tuées ou décédées de leurs blessures, est très peu abordé et largement sous-estimé. Dans un ouvrage publié en 2012, Jean-Louis Panicacci l’estime à 5 tués. Or leur nombre est d’au moins 37 civils abattus ou mortellement blessés.
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P51.mustangLe P-51 Mustang est un avion de chasse américain conçu par North American Aviation qui est utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale. Il est développé pour répondre au besoin urgent de chasseurs supplémentaires des Britanniques en 1940 pendant la bataille d’Angleterre. Bien que performant à basse altitude grâce à sa grande finesse aérodynamique, son moteur Allison, dont le système de suralimentation est peu évolué, limite dans un premier temps son emploi en tant que chasseur de supériorité aérienne. À la suite de l’adaptation de l’excellent moteur britannique Rolls Royce Merlin, l’appareil devient l’avion d’escorte dont ont besoin les États-Unis pour accompagner leurs grands raids de bombardiers stratégiques de jour au-dessus de l’Allemagne. Au début de l’année 1944, il a une part déterminante dans l’obtention de la supériorité aérienne qui permet l’invasion de l’Europe. Il est l’un des trois grands chasseurs américains de la Seconde Guerre mondiale par le nombre, avec 15 586 exemplaires produits2. Ses principaux atouts sont sa vitesse et surtout son très grand rayon d’action. Beaucoup le considèrent comme le meilleur chasseur à hélice de tous les temps. Le nom de l’avion est donné par les Britanniques, les Américains l’ayant tout d’abord baptisé Apache avant d’adopter le nom britannique.avion

Modèle : North American P-51D Mustang
Envergure : 11.28 m
Longueur : 9.83 m
Hauteur : 4.20 m
Motorisation : 1 moteur Packard V-1650-7 Merlin
Puissance totale : 1 x 1510 ch.
Armement : 6 mitrailleuses de 12.7 mm
charge offensive, 907 kg
Charge utile :
Poids en charge : 5262 kg
Vitesse max. : 703 km/h à 7620 m
Plafond pratique : 12770 m
Distance max. : 1530 Km
Equipage : 1

 

nice lib 02nice lib 01Ils s’appelaient Verdun Vial, Marius Fantino, Roger Simon, Joseph Giuge, Vincent Boscarolo, François Suarez, Émile Krieger… Tous sont morts ce 28 août 1944 lors des combats pour la libération de la ville. Grâce à leur héroïsme, Nice s’est libérée toute seule.
C’est l’un des titres de gloire de la capitale azuréenne de n’avoir dû sa liberté qu’à ses propres forces, à ses propres enfants. Même si, pour cela, elle a payé le prix du sang avec 31 tués et 280 blessés. L’occupant, de son côté, a perdu 25 hommes et 105 ont été faits prisonniers.
Combien d’insurgés dans les rues ? « 700 à 800 à faire le coup de feu et à peu près autant à occuper les entreprises et les sites stratégiques : la poste Thiers, la gare Saint-Roch, le dépôt des TNL à Sainte-Agathe… », estime l’historien de la Seconde Guerre mondiale, Jean-Louis Panicacci.
Cette révolte va accélérer le départ des troupes allemandes et abréger les souffrances d’une population à bout de souffle et sous-alimentée à cause des pénuries.
Moins d’un an plus tard, le 9 avril 1945, le général de Gaulle, dans un discours prononcé sur la place Masséna, devant une foule en liesse, dira : « Nice, par l’héroïque sacrifice de ses enfants s’est libérée de l’occupant. Nice libérée, Nice fière, Nice glorieuse ».
Nous pourrions rajouter, Nice reconnaissante. Nice qui n’oublie pas. Pour le délégué au patrimoine historique, Jean-Marc Giaume, « une part essentielle de notre mémoire collective est là. Ne jamais oublier ».