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Expo Rose 2017

La 47ème édition Expo Rose 2017 accueille Line Renaud


 


Line Renaud et Grasse, une histoire d’amour

J’avais 17 ans quand j’ai découvert Grasse pour la première fois. Loulou Gaste, que je venais de rencontrer, tenait à me faire découvrir la Côte d’Azur, à moi qui étais originaire d’un petit coin du Nord de la France. Nous sommes descendus en Lancia par la route Napoléon pour arriver sur les hauteurs de la ville : un coup de foudre !
Et Line Renaud d’évoquer les toits enchevêtrés, la vue plongeante sur la mer et les fragrances. A l’époque, je ne connaissais rien de la Capitale des Parfums. Ce fut un choc émotionnel dont je me souviens comme au premier jour. Au cours de ce premier voyage, elle visite bien-sûr le bord de mer, Cannes, Juan les Pins (qu’elle découvre intact, sans un immeuble !), Nice et Antibes, une ville dont est originaire Loulou. Elle repart enthousiaste mais avec un penchant affirmé. Rien à faire dit-elle à l’homme de sa vie : moi, c’est Grasse. Cet endroit me fait vibrer.

Les années passent et la carrière trépidante de Line Renaud démarre à Paris puis aux Etats Unis dans un rythme qui laisse peu de place aux voyages d’agrément.

L’image de Grasse reste présente à son esprit comme un joli souvenir et c’est bien plus tard, en 1975 que profitant d’une tournée qui la conduit du Sud-Ouest au Sporting Club de Monte-Carlo, l’envie lui prend : Passons par Grasse, dit-elle à Loulou. Je ne sais comment vous exprimer les choses mais j’ai l’intime conviction que mon destin a quelque chose à voir avec cette ville. Ce jour-là, je suis tombée sur le Château Harjes, aperçu depuis la route de Nice sur laquelle nous roulions.
Les arbres centenaires, les toits de couleurs, la vue imprenable et toujours ces odeurs merveilleuses, une sorte de rêve inaccessible…

Sauf que le destin est là : quelques temps plus tard, alors qu’elle sort de ses bureaux du 5 bd du Bois de Boulogne à Paris, elle tombe par hasard sur une affiche : le château Harjes est à vendre. Hasard incroyable. La voilà qui s’agite et cherche des solutions, contacte des promoteurs californiens de ses amis, découvre que le propriétaire des lieux est en fait l’Hôpital américain de Neuilly, imagine déjà sur les 7 hectares de la propriété la création d’un hôtel et d’une centaine de bungalows individuels.
Finalement, l’affaire ne se fera pas avec les investisseurs de Miami mais Line Renaud sera quand même un maillon utile dans la vente finale du bien avec un promoteur du coin. Nous sommes dans les années 1980.